Opération Feu au Lac

22 mars, premières lueurs de l’aube. Trois athlètes aux silhouettes félines quittent Strasbourg à bord d’une luxueuse limousine de marque allemande, prenant la direction de Zürich. Ce sont Kevin, dit « the New Zealand Asset », Thierry, dit « le Technicien du Bassin Vauban » et Daniel, dit « Pince mais ne rit pas ».Leur mission : régate de Thalwil, soutenir l’équipe suisse ; elle se déroulera en mode «search and kill». L’ambiance est tendue, les hommes déterminés ; ils ne se trompent pas d’embranchement sur l’autoroute.

Sur place, la jonction avec les suisses s’établit sans problème, presque en silence. Les gestes sont précis, le professionnalisme est perceptible jusque dans le moindre détail, il ne faut pas plus d’une heure pour trouver les vestiaires, tout s’enchaîne sur le même rythme.

Rapidement, l’embarcation est lancée. Une proue, rouge et blanche, pénètre l’eau telle un terrifiant scalpel, créant surprise, désarroi, puis panique chez un ennemi dont la flotte se voit décimée en quelques minutes. Seule l’une de leurs embarcations réussira à prendre la fuite, pour porter la nouvelle du désastre subi à des clubs désormais en deuil.

La précision chirurgicale de l’assaut ayant permis qu’un équipage féminin égaré soit épargné, le respect de l’adversaire pour cette unité de choc est double : détermination inflexible et retenue à l’égard des faibles resteront des caractéristiques, françaises, à jamais gravées dans sa mémoire. Une magnifique seconde place, une belle leçon de vie, aussi.

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1 commentaire

  1. Inène dit :

    Quel récit ! Va falloir revoir les surnoms par contre… :)

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